Vous envisagez de construire votre propre bunker ou abri antiatomique mais vous ne savez pas par où commencer ? Nous avons parlé avec deux constructeurs de bunkers expérimentés et sommes allés visiter un bunker pour demander des explications aux experts.
Dans un article précédent, nous avons déjà évoqué qu’il n’existe pratiquement pas d’abris (antiatomiques) aux Pays-Bas et en Belgique. Si une attaque ou une catastrophe nucléaire se produit, il vaut donc mieux prendre soin de vous-même.
Abri antiatomique sur mesure
Nous avons discuté avec deux entreprises qui fabriquent des bunkers sur commande. Avec RevBunker des Pays-Bas, nous avons eu une conversation téléphonique – ils ont récemment déplacé leur ligne de production au Portugal. Le dirigeant Ferriën Mertens – qui a un passé dans la construction navale – explique qu’il vise des bunkers résistants aux incidents nucléaires.
Nous avons également visité le showroom de DR-Bunkers Bunkers de Belgique. Ils optent pour des « saferooms mobiles » en surface : des containers qui reçoivent une couche pare-balles, peuvent être équipés de systèmes de filtration et de systèmes autonomes conçus pour y passer une période plus courte. Ils ne visent délibérément pas le marché – certes plus coûteux – des abris antiatomiques souterrains.
❓ Pensez-vous à votre propre bunker ?
Pensez-vous à construire vous-même un bunker ou un abri antiatomique ? Ou en avez-vous déjà commandé un auprès d’une entreprise spécialisée ? Partagez vos propres observations ou expériences sur le « sujet » dans un commentaire ci-dessous !
Les caractéristiques d’un bon bunker
Les deux entreprises visent un marché spécifique et affirment garantir une certaine qualité. Voici ce que Ferriën de RevBunker considère comme les caractéristiques les plus importantes des abris antiatomiques qu’il construit :
- Protège contre les incidents nucléaires
- Au moins 2 mètres sous terre
- Construction solide
Peter de DR-Bunkers indique ces aspects importants d’un bunker :
- Apparence discrète : ressemble à un conteneur maritime standard – les voisins ne voient pas qu’il s’agit d’un abri.
- Protection balistique : équipé d’acier pare-balles contre les balles et les explosions
- Conception accessible et peut être placé sans permis
En Images : les bunkers
Les constructeurs témoignent
Question | Ferriën (RevBunker) | Peter (DR-Bunkers Bunkers) |
Pourquoi avez-vous commencé à construire des bunkers ? | « Il faut prendre soin de soi-même, car le gouvernement ne le fera vraiment pas. Il n’y a pas d’abris antiatomiques publics. » | « Avec un monde qui devient incertain, je voulais en premier lieu un endroit pour moi et ma famille où nous pourrions nous abriter et passer la nuit en sécurité. » |
Contre quoi les bunkers protègent-ils ? | « Les abris antiatomiques protègent contre les incidents nucléaires. » | « Les bunkers – ou saferooms – sont pare-balles en standard et peuvent être renforcés selon les besoins. » |
En surface ou souterrain ? | « Au moins deux mètres sous terre. » | « Ils sont placés en surface, par ex. discrètement dans un jardin. » |
Délai de livraison | 2 à 3 mois | 4 à 8 semaines |
Catégorie de prix | À partir de 190.000 euros | À partir de 33.000 euros |
Combien de temps puis-je survivre ? | « En théorie : des mois ! Le plus grand défi est de pouvoir gérer cela mentalement. » | « Ils sont conçus pour y passer de courtes périodes. » |
Combien de temps reste-t-on dans un bunker ?
« Lors d’un incident nucléaire avec des armes nucléaires tactiques – donc pas avec une arme de destruction totale – il ne reste plus que 10 pour cent de la radiation 7 heures après l’attaque », dit Ferriën. Pourtant, il conseille de rester plus longtemps dans l’abri antiatomique. « Nous conseillons d’y passer 14 jours. »
Les panic rooms de DR-Bunkers sont destinées aux crises de courte durée. « Ce n’est pas l’intention de s’y enfermer pendant des mois », explique-t-il. « C’est vraiment l’intention, si quelque chose se produit, de pouvoir avoir un endroit sûr. »
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